





Octobre et novembre : les mois les plus difficiles de l’année : les journées raccourcissent, on repasse à l’heure d’hiver : fait nuit quand on va travailler

, fait nuit quand on rentre

; on vit le plus souvent avec l’éclairage électrique, car même en journée il fait parfois si sombre qu’on se croirait au crépuscule! Le blues pointe le bout de son nez……..Et puis il commence à faire super moche : la pluie

, la pluie

et encore la pluie

, le froid s’installe peu à peu

, on sort les vêtements lourds, on met plusieurs couches : faut se lever carrément un quart d’heure

avant pour avoir le temps de tout mettre.
Et pourtant ce sont des mois superbes aux couleurs chaudes : qu’ils sont beaux ces arbres qui virent du vert au jaune, à l’orange et au rouge , merveilleuse nature qui nous fait un dernier festival de couleurs

avant de nous lancer dans le gris et le blanc! A l’heure qu’il est les dernières feuilles font des tentatives désespérées pour résister aux bourrasques de vent qui essaient de les déloger mais elles n’y croient guère les pôvres.
Dame Nature peu à peu s’endort et nous avec : c’est l’époque des dopages, les pastilles de vitamines C, D, E, F, G, H, I, J …………….et j’en passe, des cocktails de magnésium et autres remontants. On fait les trois 8 chez Lotus pour assurer les commandes de mouchoirs en papier et chacun de nous y va de ses remèdes : « mais si……….je t’assure : tu presses un citron, tu mélanges le jus avec du rhum avec beaucoup de miel, tu rajoutes un peu et d’eau et t’avales ça………..c’est divin……….demain ton rhube ne sera blus qu’un bauveais souvenir…………snif ».

On essaie de garder le moral, on se déguise pour halloween

et on transforme sa maison en repère d’araignées et autres fantômes à la mode……….quoi que cette année halloween a cédé la place à Noël

: jamais vu les vitrines se mettre à l’heure de Noël

aussi tôt dans l’année
Et nous vlà à réfléchir, tourner et retourner le problème dans tous les sens : « dis chérie, tu crois que le pull que j’ai tricoté

plaira à BelleMaman ? ».
Et sur Sapho me direz-vous ? Que s’est-il passé sur Sapho ?
Le feu de cheminée a repris ses droits reléguant le BBQ dans la remise jusqu’aux prochains beaux jours

, les couloirs de la Maison Bleue sont plein de vie : ça s’interpelle, ça chante, ça discute.

Toujours et encore de nouveaux membres qui poussent la porte et qui posent leurs valises : certaines les défont entièrement, d’autres sortent juste le strict nécessaire. La lumière, la chaleur, la bonne humeur

, les ont attirées. Elles viennent, s’installent, se posent, participent à la vie de la Maison.
Certaines repartiront bien vite, d’autres resteront.
Mais dites-moi-vous ? Qu’est ce qui les attire comme cela vers Sapho?
Mais une seule chose : la FEMME.
Qu’il soit affirmé et vécu, espéré, souhaité, attendu, ou encore redouté, craint, repoussé, qu’il soit crié, chanté ou murmuré, c’est cet amour là, cette force là qui nous fait venir et revenir vers Sapho

Chanson à ma femme (P. Rapsat).
Nous avons parcouru ensemble
Un bout de chemin
Ce qui nous lie et nous retiens
Tu le sais bien
En secret un jardin de mots-fleurs
A poussé dans mon coeur
Mais c'est bête, je n'osais pas
Te dire que j'étais avant toi
Comme un sol couvert de givre
Qui avait tant besoin de soleil
Hmmmm
Comme un bateau qui dérive
Et pour qui chaque vague est pareille
Comme une fenêtre aveugle
Où le jour ne pénètre jamais
Comme un chien sans flair
Comme un loup sans tanière
Comme un feu-follet
Nous avons découvert ensemble
D'étranges matins
Des aubes claires suivies de jours
Incertains
Je n'osais cueillir ces mots-fleurs
Qui germaient dans mon coeur
Mais je veux au moins une fois
T'avouer que tu es pour moi
Comme un soleil sur le givre
Comme un ciel de mai en plein hiver
Hmmmm
Comme une île où l'on arrive
Comme un pont par dessus la rivière
Comme un lac où je me plonge
Si profond qu'il doit être infini
Toi c'est comme un songe
Quand il se prolonge
Le temps de la vie
J'ai bien hésité à te dire
Ces quelques mots-fleurs
De les effeuiller, à ton rire
J'avais peur.
Sorbonnement Vôtre

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Chi vuol esser lieto sia, di doman non c'é certezza 